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Le Chateau

Château de Nouâtre

 

Le nom du château de Nouâtre est mentionné pour la première fois en 925, à l’occasion d’un jugement de Dieu sous la forme « Nogastrum castrum », c’est-à-dire « le château appelé Nogastrum », Nogastrum venant soit de Nocastrum (le nouveau château) soit, plus probablement de Nucastrum (le château des noyers sauvages). 

Ce château était vraisemblablement un édifice fortifié, en bois, construit sur une motte castrale : butte circulaire de terre rapportée, entourée d’un fossé.

Un « nouveau château » fut édifié en pierre, par Foulques Nerra au 11ème siècle et utilisé tel quel jusqu’au 15ème siècle, époque où il fut en grande partie reconstruit par Jean d’Estouteville puis par Jean du Fou, seigneur de Montbazon, Sainte-Maure et Nouâtre.

 

Outre le château, le système défensif de Nouâtre comprenait un donjon, qui se trouvait à la pointe du triangle formé par les douves, sur une motte encore bien visible au 19ème siècle mais qui a été détruite et utilisée pour rehausser la route lors de la construction du premier pont en 1932 et on ne voit plus maintenant que quelques traces dans une ancienne ferme appelée La Ferme du temple ainsi qu’un autre fort, sur la rive gauche de la Vienne : le château de la Motte (actuellement sur la commune de Marcilly-sur-Vienne).

L’ensemble était protégé par des douves alimentées par un cours d’eau qui fut divisé pour protéger le donjon et par des fortifications ; l’entrée des fortifications était défendue par un fortin, lui-même entouré de douves et de murs, situé à la Pierre du Faon. L’ensemble des fortifications englobait l’église, des basses-cours, des logements, des granges, un moulin banal, etc.

 

Le château lui-même comprenait, aux angles des murailles, quatre grosses tours circulaires, dont trois subsistent ; son entrée, protégée par deux tours plus petites, était sur le mur sud, perpendiculaire à la Vienne ; un pont-levis, dont il reste quelques traces, permettait d’y accéder ; à l’intérieur du château (transformé en jardin), il ne reste qu’un puits, qui aboutissait dans une citerne, vaste salle voutée, dans laquelle on peut maintenant entrer grâce à une ouverture https://www.viagrapascherfr.com/viagra-feminin-canada/ située sous l’ancien pont-levis et grossièrement percée, sans doute au moment de la construction de la maison ainsi que quelques traces de construction.

 

Les restes actuels sont ceux de l’ancien château de Foulques Nerra, en grande partie reconstruit au 15ème siècle ; En 1483, dans un aveu qu’il rend au nouveau roi Charles VIII, Jean du Fou parle de « la ville de Noastre, anciennement close et fermée » qui contenait, outre l’enceinte du château, « l’hostel de Pierre de Faon, entièrement fermé, vallé et circuité de grandes murailles » avec des chapelles et un pigeonnier.

Après la Révolution, le château fut vendu comme bien national à un certain Pierre Jahan « ci-devant employé dans les gabelles » mais laissé à l’abandon, il servit de carrière de pierre et se détériora rapidement.

Ce château, actuellement propriété de Monsieur Hélier Bazir et de son épouse, arrière-petite-fille d’Alphonse Ligeard, qui construisit au 19ème siècle la maison située au pied du château, commença à être nettoyé dans les années 1990 par les membres d’une association créée par Henri Burin et André Boutault mais faute d’avoir pu obtenir un bail emphytéotique, la municipalité abandonna les travaux.

 

L’association Nogastrum, qui a pour objectif de défendre et promouvoir le patrimoine de Nouâtre, préconise l’achat et la restauration de ce château.

Adresse

Mairie de Nouâtre
place 8 Mai 1945
37800 Nouâtre