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Histoire

Histoire de Nouâtre

 

Il est vraisemblable que le site de Nouâtre ait été occupé dès la préhistoire comme toute la vallée de la Vienne. Des photographies aériennes ont mis en évidence de nombreux vestiges de cabanes datant du 2ème millénaire avant J.C. notamment près de la Fontaine Blanche, aux Maisons Rouges, ainsi qu’au lieu-dit la Grippe à Noyers.

Plusieurs mégalithes existent aussi sur le territoire de la commune ou à proximité, en particulier le menhir couché appelé la Pierre Fitte (du latin Petra Fixa = pierre plantée) dans le cartulaire de l’abbaye de Noyers ou le dolmen effondré nommé le Pierre Levée à Chenevelles.

L’arrivée de la tribu des Turons, vers 500 avant J.C. va modifier profondément la région et les vestiges d’une ferme gauloise ont été découverts aux Maisons Rouges lors des travaux de construction de la LGV.

Mais c’est à l’époque gallo-romaine qu’une agglomération (vicus) va se constituer du fait de la présence d’une voie importante allant d’Espagne en Belgique et de voies secondaires allant vers la vallée du Cher ou vers la rive gauche de la Vienne, du fait de l’existence d’un gué (en aval du pont actuel) permettant de traverser cette rivière.

Les témoignages de l’existence de Nogastrum sont nombreux : fragments de poteries et de moules de céramique découverts à la Richardière, nombreux morceaux de poteries funéraires et de verreries trouvés à l’emplacement d’une ancienne nécropole située au lieu-dit Nardugeon.

Les photographies aériennes ont aussi montré la présence de nombreuses constructions, soit dans le bourg (emplacement du gymnase et du moulin du temple), soit à l’extérieur (Croix de la Taille d’Argenson). Un très grand domaine agricole (villa rustica) existait à Soulangé, près de Chenevelles.

Il est aussi possible que le nom inexpliqué de la Pierre du Faon, soit une déformation de Pierre du Fan (du latin fanum = temple).

Le nom de Nogastrum apparaît dans les écrits pour la première fois au 10ème siècle et on ne sait pas exactement depuis quand il existait ; ce nom est une déformation de Nocastrum pouvant signifier « le nouveau château » ou, plus vraisemblablement « le château des noyers sauvages ».

À cette époque, ce château est une construction en bois édifiée sur une motte castrale près de la Vienne. Au début du 11ème siècle, le seigneur de Nouâtre était un certain Guenon ou Guanelon, qui devint le vassal de Foulques III Nerra, le bien connu comte d’Anjou qui multiplia les constructions dans toute la région et qui fit reconstruire en dur le château de Nouâtre (voir Patrimoine).

C’est aussi à cette époque que fut fondée la grande abbaye Sainte-Marie de Noyers (voir Patrimoine).

Au 12ème siècle, le fief de Nouâtre fut joint à celui de Sainte-Maure puis, au 14ème siècle, ces deux fiefs formèrent, avec celui de Montbazon, un vaste duché, qui sera, à partir du 16ème siècle celui des Rohan.

Nouâtre connut son apogée au 15ème siècle. Les seigneurs en sont alors Jeanne de la Rochefoucauld et son époux Jean du Fou, qui restaurèrent le château et firent construite l’église Saint-Léger (voir Patrimone).

Ce Jean du Fou était un descendant de la grande famille bretonne des Faou et il fut successivement gouverneur de Bretagne puis de Touraine et chambellan du roi Louis XI, qui vint la paroisse en 1471 et qui donna à son conseiller l’autorisation d’établir un marché tous les lundis et quatre foires par an.

Nouâtre était aussi célèbre à cette époque par son pèlerinage à la Fontaine Saint-Révérend, dont l’eau était un remède contre la folie ainsi que par sa commanderie, dit des Templiers, qui avait un moulin, dont les restes se trouvent Allée Romaine.

Au 16ème visiter le site web du posteur siècle « la ville de Nouâtre » s’enrichit grâce aux foires et aux pèlerinages mais aussi grâce à la Vienne, où se trouvent un port, un péage, un bac et nombreuses pêcheries.

Le déclin de Nouâtre commença avec l’arrivée des Rohan-Guémené, qui préfèrent résider à la Cour. Le château de Nouâtre est progressivement abandonné et il était déjà en ruines lorsqu’il fut vendu comme bien national au moment de la Révolution.

Après la Révolution, Nouâtre devint un commune, tout comme Noyers, qui fut réuni à Nouâtre en 1832.

Comme toutes les communes agricoles, Nouâtre fut marquée par la Première Guerre mondiale au cours de laquelle 16 des 67 mobilisés (soit 25 %) furent tués. En 1917, une annexe du camp de prisonniers de Tours avait été installée à Nouâtre pour que les prisonniers allemands aillent travailler dans les fermes, dont les hommes étaient à la guerre. Après la guerre, ce camp devint un établissement militaire d’abord affecté au génie puis au matériel. C’est actuellement la 12ème Base de Soutien du Matériel de l’Armée de Terre (BSMAT) et ce camp militaire a grandement contribué au développement de la commune.

Après bien des discussions, l’immémorial bac de Marcilly/Nouâtre fut remplacé par un pont, inauguré en 1932 et reconstruit en 2007.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les allemands occupèrent le camp militaire. Par la suite le Réseau Vengeance s’organisa dans la région, avec notamment l’abbé Péan, curé de Draché et de la Celle-Saint-Avant. Arrêté en 1944 par la gestapo, alors qu’il célébrait la messe, il mourut à Tours, sous les tortures.

L’horrible massacre de Maillé, qui eut lieu le 25 août 1944, est encore présent dans les mémoires des anciens, dont beaucoup avaient de la famille dans ce village voisin.

Après avoir dépassé les 1 000 habitants en 1968, époque où un collège (aujourd’hui collège Patrick Baudry) fut installé, Nouâtre voit aujourd’hui sa population diminuer légèrement mais c’est toujours un village où il fait bon vivre et que nous vous invitons à visiter (Voir Patrimoine).

Pour plus d’informations historiques et touristiques, vous pouvez consulter les sites suivants :

http://www.litteratur.fr

http://www.nouatre.com

http://www.noyers-nouatre.fr

Description du Blason

 
 
Les armes de Nouâtre se blasonnent ainsi :D'argent au noyer de sinople, fruité d'or, posé sur une motte aussi de sinople, à la bordure d'azur chargée de cinq anneaux et attaches de scellement du champ ordonnés en orle, accompagnés à dextre du chef de Notre Dame tenant l'Enfant Jésus d'or1.
 
                             Sites et Monuments       
 
  • Église Saint-Léger de Nouâtre, rebâtie en 1482.
  • Église Saint-Jean de Noyers, rebâtie au xiie siècle ; façade et chœur refaits au xviiie siècle
  • Château
                  Personnalités liées à la commune
 
  • Jacques de La Jaille, gouverneur et sénéchal de la châtellenie de Nouâtre pour le duc de Montbazon, de 1624 à 1637.
  • Pierre-François Martinet, homme politique français, est né dans la commune.

 

Adresse

Mairie de Nouâtre
place 8 Mai 1945
37800 Nouâtre